
Nous avons donc répondu à l'invitation de Gabriela et Walter et franchement on a bien fait ! Quel accueil ! On a été dorloté.
Nous y sommes restés du jeudi début d'après-midi au vendredi soir.
Gabriela ne travaille pas pour l'instant (mais elle est médecin) car Sofia ne va à l'école que le matin. L'an prochain elle entre en primaire et aura les mêmes horaires que son frère Facundo et que nos chérubins français. La différence pourtant réside dans le fait que Sofia (5 ans) commence à apprendre l'anglais et Facundo (7 ans) le français ! Ils étaient tout contents de pouvoir expérimenter ce qu'ils avaient appris à l'école.
On a donc suivi un peu de leur quotidien : aller chercher Facundo à l'école, faire les courses pour le dîner du soir, ... Quel dîner d'ailleurs ! De la viande bien tendre comme on n'en trouve qu'ici, avec accompagnements, notamment du vin rouge argentin...
En rentrant de l'école, les enfants sont passés dire bonjour à leur oncle qui travaille juste en dessous de chez eux. Il est patron d'une fabrique de câbles électriques qu'il nous a fait visitée. Bien intéressant.
La journée était chaude : un temps de canicule chez nous... plus la pollution d'une capitale sud-américaine. Je vous passe les détails, mais ça nous goûtait sous les bras. Alors on avait toujours de l'eau sous la main.
En soirée nous avons accompagné Sofia à l'anniversaire d'un copain. Ici, ils peuvent louer des salles conçues exprès pour ce type de fêtes et seulement pour les enfants. Il y a des animateurs qui leur proposent différentes activités et qui téléphonent aux parents quand c'est fini.
Le quartier où ils vivent a beaucoup plus de charme que le centre de Buenos Aires. Ici, c'est plus populaire, voire pauvre, et c'est donc aussi plus la vraie vie, comme dans un village. Il y a plein de gens dans les rues. On a croisé par hasard la grand-mère paternelle des enfants et elle nous a fait une grosse bise comme si on se connaissait depuis longtemps. Elle ne parle pas français mais elle a des racines françaises. Comme beaucoup d'Argentins, Walter a aussi des racines espagnoles, italiennes, et aussi indiennes. Des cousins, quoi !
On s'est couché bien tard après avoir beaucoup discuté. Il paraît que concernant la langue, Arnaud et moi formons une belle équipe : nous écoutons tous les deux, échangeons en français pour voir si on a compris la même chose (quand c'est un peu difficile) et pour élaborer la réponse. Il paraît que depuis décembre, nos capacités communicatives en espagnol ce sont bien améliorées. Je trouve aussi que c'était plus facile. Le problème majeur reste les conjugaisons. En fait, l'espagnol pour Arnaud c'est la deuxième langue qu'il a apprise (début en 4éme au collège jusqu'au BTS) et pour Peggy c'est la troisième langue (apprise pendant deux ans au lycée)
En fait, tout le temps où nous étions avec eux (hormis pendant le sommeil bien sûr, quoique peut-être avons nous rêvé en espagnol ?) nous n'avons pas arrêté de papoter.
Facundo était tout fier de nous prêter sa chambre. Gabriela nous a raconté que lundi Facundo a joué à "Arnaud et Peggy" avec ses copains à l'école, en français. Mignon, non ? Et en partant il nous a offert un livre (le rat des villes et le rat des champs) en espagnol pour notre petite nièce Emma (parce qu'on a emmené des photos de nos familles et Emma fait craquer tout le monde) afin qu'elle apprenne sa langue.
Le lendemain, Gabriela et Peggy ont mené les enfants à l'école pendant qu'Arnaud dormait. Walter réparait un taxi (il est garagiste). Il a dit qu'il aurait pu retaper notre "couatro élé" (4L) et qu'ici elles sont rares, donc chères car de collection. Snif !
Nous avons essayé d'aller sur le gros marché à bestiaux de Buenos Aires. Ce n'est pas très loin de chez eux. Mais les ventes étant terminées, on n'a pas pu entrer. On a juste vu les nombreux camions remplis de vaches partir, et senti les odeurs bovines qui embaumaient le quartier. Il faut dire que ce marché occupe un certain nombre d'hectares.
Puis un petit tour en forêt. La sortie du dimanche des gens de la capitale (jogging, jeux pour les enfants, restaurants, ...). Nous nous sommes arrêtés dans un endroit où on entraîne les chevaux à l'endurance (jusqu'à 120 kms en courant !) et où on les bichonne. Il paraît que des émirs arabes y auraient acheté des étalons. Ca dégoute Gabriella et Walter qu'il puisse y avoir des boucheries chevalines en France.
Ce séjour avec eux s'est achevé à la gare routière. Nous avons beaucoup de chance de les avoir rencontrés en décembre dernier et de les connaître un peu plus maintenant.
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