
"Iorana Rapa Nui !" (Bonjour Ile de Pâques).
On a été accueillis à l'aéroport avec une grosse bise et un collier de fleurs de bougainvilliers chacun de la part de Marta, la propriétaire du camping où nous avons passé notre séjour.
Nous étions d'ailleurs rarement sous la tente (louée) tellement il y faisait chaud chaud chaud et ce dès le lever du soleil !
On a d'ailleurs pris des méga coups de soleil entre 15h et 18h (désolés pour ceux qui sont sous la neige mais février est le mois le plus chaud de l'année ici) lors de notre première sortie dans l'île vers la plage d'Anakena dominée par sept moaïs (dont quatre ont un chapeau) et des tas de cocotiers. Notre première plage de sable blanc du voyage !!!
Pour ceux qui ne savent pas, les moaïs sont les mystérieuses statues laissées là par les ancêtres des Pascuans et qui font la célébrité de l'île.
Cette plage est située sur la côte opposée à la capitale Hanga Roa et seule ville (village plutôt) de l'île. On était accompagné de nos deux potes Shannon et Cote qui étaient logés chez des habitants à deux kilommètres du camping.
Il y avait une bonne ambiance dans le camping grâce à plein de gens bien sympas. Nous y avons retrouvé sans s'être donné rendez-vous Kristin et Jens, les deux allemands de Mendoza en Argentine. Les Français du camping, Hélène, Jacques, Nathalie et Marc parcouraient aussi le tour du monde, et faisaient comme nous partie d'A.B.M. (l'association de voyageurs, mais dans d'autres régions que nous).
A notre arrivée, Marta nous a offert un repas de poisson.
Son amie Isabel a enseigné à qui voulait comment cuisiner les "empanadas" (genre de friands qu'on a trouvé tout au long de notre parcours en Amérique du Sud) et comment fabriquer des colliers de fleurs.
Certains hommes du camping sont allés pêcher : le plus malchanceux, Jens, a rapidement cassé sa ligne avec un filet pris dans les rochers et le plus chanceux, Jacques, a eu une pêche miraculeuse et colorée.
Notre séjour sur l'île a été surtout rythmé par le festival Tapati qui a lieu tous les ans pendant quinze jours environ. Le but du festival est d'élire une reine entre deux candidates. Autour de chacune d'elle s'articule une équipe composée de sportifs, d'artisans, de chanteurs, danseurs, etc... en fait toutes les activités qui se font sur l'île toute l'année. Ce festival est gratuit (ce qui est rare, autant le signaler), et n'est pas fait à l'intention des touristes mais par et pour les Pascouans.
Voici les épreuves auxquelles nous avons assisté pendant nos cinq jours sur l'île : confection de colliers de fleurs, de coquillages, sculptures de pierre ou de bois, chants, tango pascuan, danses traditionnelles en groupe, confection de costumes traditionnaux (qui ressemblent à l'image qu'on se fait de ceux de Tahiti), surf sur troncs de joncs, conteurs, poètes, musiciens solos, régates sur canoë à plusieurs, concours de pêche...
Malheureusement, nous avons loupé la descente de volcan couché sur un tronc de bananier, les courses de chevaux (on voit d'ailleurs des chevaux avec ou sans cavalier, libres, en troupeau partout dans l'île), et l'élection de la reine.
Par ailleurs, nous avons fait le tour de l'île avec Roger, le mari de Marta, ainsi que Shannon et Cote. Nous avons vu la plupart des moaïs de l'île. Le site le plus impressionnant était la carrière sur les flancs du volcan éteint, Rano Raraku, d'où venaient et où étaient sculptées les statues de pierre. Là-bas, on voit des tas de moaïs, certains en cours de sculpture, d'autres ayant déjà devalé la pente, le plus grand d'entre eux mesurant 22 mètres et le plus original d'entre eux se tenant à genoux, le regard tourné vers le haut du volcan. Nous sommes montés tout en haut du volcan (malgré la chaleur et l'absence totale d'ombre) et le temps clair nous a permis d'admirer presque toute l'île. Super chouette !
A noter aussi un nombre impressionnant de libellulles partout ici.
Auprès de la carrière, au bord du Pacifique, se trouve la plus grande plateforme avec un alignement de quinze moaïs.
En fin de journée, nous sommes allés voir les sept moaïs représentant les sept fils du roi polynésien Hotu Matua qui auraient découvert l'île de Rapa Nui. Ce sont les seules statues tournées vers la mer.
Nous avons aussi pu nous rendre compte qu'une importante charge magnétique émanait de l'île : pour preuve la pierre nommée "le nombril du monde" qui rend folles toutes les boussoles posées dessus, et une route qui descend mais qui pourtant fait remonter les voitures en marche arrière (moteur arrêté, sans freins ni vitesse enclenchée).
Enfin, une randonnée matinale nous a amenés jusqu'au volcan Rano Kau. Il se situe juste au bord du Pacifique, contient un grand lac d'eau douce dans son cratère ainsi qu'une flore particulière qui n'a pu se développer que parce qu'elle poussait à l'abri des vents. On trouve aussi au sommet les vestiges du village d'Orongo qui était un centre destiné au culte et à la "compétition" de l'homme-oiseau. On y voit aussi des pétroglyphes le représentant.
Au musée... la suite bientôt... -article en cours-
Au fait, l'île de Pâques est chilienne, donc on y parle espagnol. Comme elle est petite, cinq jours suffisent à la visiter... sauf pendant le festival Tapati !
Nous avons adoré cette escapade ici, vous l'avez certainement compris... Mais on espère qu'il n'y aura pas plus de touristes qu'aujourd'hui à y venir, le tourisme dénaturant indéniablement pas mal de chose... Il est loin le temps où les Pascouans guettaient le passage des bateaux, si rares.
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