
Dès l'avion, quand l'hôtesse nous a donné à remplir le formulaire de douane, nous avons mesuré l'ampleur du fossé qui allait nous séparer des Chinois. Et ça s'est confirmé lors de nos premières sorties dans les rues de Pékin. Notre méconnaissance de leur écriture et de leur langue ainsi que leurs balbutiements en anglais n'étaient pas en faveur d'une communication facile. Mais le dépaysement était total. Toutes les pancartes, les enseignes, les menus des restaurants et même la télécommande de la télé de l'hôtel, tout est écrit en chinois. C'est normal !
Mais on est parfois désemparé... C'est la première fois de notre tour du monde. Mais ça nous amuse beaucoup d'entendre les Chinois parler entre eux (au niveau de la musicalité de la langue). Un jour dans la rue, nous avons croisé un homme qui haussait progressivement le ton sur son portable. On aurait presque cru qu'il allait finir par faire une prise de kung-fu à son téléphone et qu'il allait le casser. Trop drôle !
Sinon Pékin, ou plutôt Beijing, est une ville immense, très peuplée et en travaux. En effet, les vieux quartiers (les magnifiques "hutongs") sont détruits pour faire place à des grands immeubles et de larges avenues voire d'autoroutes en pleine ville. Tout ça ayant pour prétexte les prochains Jeux Olympiques en 2008. Et les familles qui en sont délogées n'ont aucun recours face au Système ! Seulement leurs yeux pour pleurer le jour où, en rentrant du travail, ils retrouvent leur maison en miettes...
Notre hôtel se situe dans un de ces adorables hutongs et on se rend bien compte de la vie de village qui s'y déroule. On s'est vite senti à l'aise à Pékin. Par exemple dans le métro qui est très simple à utiliser, les regards curieux n'étaient pas insistants (voire intrusifs) comme en Inde. Le niveau de vie est plus élevé et c'est propre. Sauf l'air qui est très pollué d'où une brume permanente dans le ciel pékinois.
Hortense, une Française qui vit à Pékin, nous a conduit à travers des hutongs en cours de démolition jusqu'à un petit restaurant où on cuisinait des délicieux canards laqués. Avec des baguettes bien sûr ! On a passé une bonne soirée avec elle.
En parlant de nourriture, on a croisé des voyageurs qui revenaient du marché de nuit et qui avaient goûté aux vers à soie, aux criquets, aux scarabées grillés, aux scorpions en brochettes ou encore aux serpents ! Nous, on n'est pas kamikazes, on n'a pas essayé... Mais ce n'est pas pour autant qu'on savait ce qu'il y avait exactement dans nos assiettes...
Et kicétikonapavu à Pékin ? Dave et Isabelle, les deux sympathiques Luxembourgeois rencontrés à Bariloche (Argentine) et croisés par hasard à Auckland (Nouvelle-Zélande). Donc, re-restos, etc... Il nous ont aussi présenté ?, un Norvégien hyper sympa qui vit ici et chez qui ils logent. Que c'était bon de les retrouver ! Nous avons des parcours différents mais nous vivons la même grande expérience du tour du monde. Que de récits à échanger, d'aventures à partager !
Et kicétikinouzavaidi : "A l'année prochaine à Pékin !" et qu'on est allé chercher le 3 Juillet à l'aéroport ? Mathilde et Michaël, deux rennais d'A.B.M. (aventures du bout du monde, l'asso de voyageurs) avec qui on avait prévu de faire une rando en Mongolie. Les retrouvailles furent chaleureuses ! Nous étions fin énervés depuis plusieurs jours à l'idée de retrouver nos copains, et on s'est inquiété quand à l'aéroport on ne les voyait pas sortir... Mais finalement ils étaient bien là ! En plus de leur fraîcheur en tant que voyageurs juste arrivés d'Europe, et des nouvelles "de chez nous", ils nous ont fait la délicieuse surprise d'apporter un pot de nutella !!! Nous qui perdions notre pantalon tellement nous avions maigri en Inde, ça tombait vraiment bien pour prendre des forces, tout en se régalant, avant la grande randonnée dans la vallée de l'Orkhon.
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