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Inde - Jaisalmer


de nous deux, 02-06-2006

Jaisalmer.


A notre arrivée à Jaisalmer, pendant le trajet de la gare à l'hôtel, nous avons pu remarquer le changement de paysage. Plus de maisons blanches ou bleues mais ici tout est couleur sable. De la ville jusqu'à la citadelle, tout nous montre bien que nous sommes aux portes du désert. Et s'il n'y avait pas ces visages, ces couleurs et ces ambiances indiennes, nous aurions pu croire être dans le Sahara où nous avons déjà un peu mis les pieds.

Comme à notre habitude depuis notre arrivée, après une nuit de train, nous sommes allés nous coucher. Dans le train, nous nous relayons pour dormir afin de veiller l'un sur l'autre et de surveiller les bagages. Nous avons aperçu Mario ainsi que Marie et Guylène (qui elles partaient en safari-chameau pour trois jours) avant d'aller dormir. Il était 7-8 heures du matin.

L'hôtel est situé dans la citadelle, qui surplombe la ville. Cette dernière est entourée de remparts à l'intérieur desquels on flâne... Les petites ruelles sont toutes biscornues et là se côtoient des petites maisons tout aussi biscornues avec des cours intérieures et dont les façades sont couvertes de peintures représentant des dieux hindous. La vie semble se passer paisiblement, les enfants jouent dans les ruelles entre les vaches et les veaux qui mangent tout ce qu'ils trouvent, les petits oiseaux font leur nid joyeusement, des groupes d'hommes et des groupes de femmes papotent aux seuils des maisons, on entend parfois les tintements des petites cymbales provenant des temples hindous, on se pousse quand un deux-roues nous klaxonne, on admire les vieilles portes en bois et en fer fermées par d'énormes cadenas, des minuscules fenêtres joliment décorées, ...
Des toits en terrasse ou des remparts, on avait un panorama sur toute la "ville nouvelle" et ses paraboles (!) et au loin le désert et tout un champ d'éoliennes (qui fournissent de l'électricité grâce à l'énergie du vent). Ce vent apportait parfois des nuages de sable (mini-tempête) auquel on a goûté.

Cet hôtel est tenu par des frères et le séjour chez eux se révèla des plus éprouvants car ils étaient avides de faire leur business en sous-traitant des safaris en chameau dans le désert. Donc négociations comme partout en Inde, mais en plus féroces.

Nous sommes donc partis accompagnés de Robin et Enguerran (deux étudiants français dont l'un d'eux vit depuis cinq mois à Delhi) en jeep pour rejoindre le village des chameliers. Avant d'y arriver, nous avons traversé plusieurs autres villages : un rajput, un musulman, un gitan. Nous nous sommes arrêtés dans le premier mais nous étions gênés car nous avions l'impression d'être des voyeurs dans ce village minuscule. Heureusement les enfants ont su détendre l'atmosphère avec leurs jeux de mimes et de mains.
Puis à la fin du trajet, le village des chameliers. Nous sommes montés sur leurs dromadaires, de gros animaux bien tranquilles. Ils nous ont bercés pendant une heure et demi jusqu'à un endroit où se trouvaient de vraies dunes de sable. Nous avons assisté au coucher du soleil pendant que les chameliers préparaient le repas au feu de bois. Peggy a appris à aplatir les chapatis, une espèce de galette fine qui fait office de pain en Inde.

A Jaisalmer, nous avons aussi visité un haveli qui faisait quatre ou cinq étages. Les havelis sont des demeures anciennes, petits palais ou maisons de maître, parfois fortifiés que l'on trouve au Rajasthan et au Gujarat, construites par des princes rajputs ou des commerçants.
Sur le toit de cet haveli, on avait une vue à 360 degrés de la ville et sur la citadelle. Il y avait beaucoup de pièces avec des tas de recoins mais comme la maison n'est plus habitée depuis longtemps, elle est vide d'objets et de décorations.

La dernière matinée a été celle de Peggy pour son plus grand plaisir. En effet, elle s'est accordée une séance de massage ayurvédique puis une séance de tatouage au henné sur les pieds. Ces moments privilégiés ont permis de discuter avec deux femmes charmantes à propos de leur art. Cependant, une fois le henné sur les pieds, impossible de remettre les sandales, pourtant il fallait partir pour déjeuner avant l'heure du train. On a opté pour un resto proche : il n'y avait qu'à traverser une place. Il était à peu près 13 h donc le soleil était à son zénith et avait chauffé le sol... Peggy s'est brûlée car arrivée au resto, elle a constaté qu'elle avait des cloques de brûlures sur la plante des pieds.

Puis de nouveau le train pour Jaipur avec un billet chèrement gagné après plus d'une heure de queue au guichet en plein après-midi (donc 50 degrés minimum) et des haussements de ton de Peggy quand certains essayaient de doubler (ce qui est aussi une sale habitude en Inde) ou quand ceux de derrière nous collaient mine de rien d'un peu trop près. Le but de ces derniers étant de lui toucher les fesses. Marie et Guylène en savent aussi quelque chose. On s'est dit entre nous que les Indiens devaient être vraiment frustrés dans leurs élans d'amour et qu'ils avaient des préjugés tenaces au sujet des femmes occidentales qui d'après eux seraient ouvertes à tout. Bah voyons, on va leur montrer que c'est faux !!!

Pour ne pas finir cet article sur un coup de gueule, nous allons vous parler de quelque chose d'extraordinaire dont nous avons été témoins dans le désert : la pluie !!! Ici aussi la mousson commence à pointer son nez pour le bonheur de tous.


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