
Nous avons appris la plupart des infos que nous donnons dans l'article précédent ("Quelques mots sur le Tibet") au musée du Tibet de Mac Leod Ganj. Nous avons pu y voir combien l'exil était difficile du point de vue psychologique (mais ça on s'en serait douté) et aussi du point de vue physique car les Tibétains quittant leur pays natal doivent franchir l'Himalaya (amputations liées au froid, etc...).
Les nombreuses personnes du centre de refugiés de la ville, où nous sommes brièvement passés, connaissent sûrement ce genre de tourments, en plus des difficultés matérielles, financières et administratives qu'ils ont une fois arrivés en Inde.
Quant à nous, guéris de notre rhino-pharyngo-tourista, nous avons profité du frais de la montagne pour faire quelques balades.
La première dans le bois autour de la résidence super surveillée du Dalaï-Lama, et à côté d'un temple bouddhiste où des villageois, des moines et des nonnes venaient prier et tourner les moulins à prière. Sur le chemin, de même que tout autour de la ville, des drapeaux à prière multicolores flottent au vent entre les arbres.
La deuxième ballade nous a conduit en forêt, ce qui nous a permis de reposer nos oreilles des klaxons incessants de la ville et notre nez de la pollution. Cette ballade s'est déroulée pour moitié sous la pluie puisqu'un bel orage nous a surpris.
Au cours de la troisième balade, nous sommes allés à Baghsu, un village plus loin où des tas d'Indiens aiment venir en week-end. Là-bas, il y a une cascade d'eau descendant directement de la montagne. Comme il faisait très beau, des familles ou des groupes d'amis venaient y passer l'après-midi pour pique-niquer, laver leur linge et eux-mêmes. Ambiance bon enfant.
Nos autres sorties se sont limitées à la ville de Mac Leod Ganj : nos préférées étaient celles vers le salon de thé "Lhamo's croissant" qui comme son nom l'indique nous régalait de tout un tas de viennoiseries à la française et de tartes aux fruits.
Des aigles tournoyaient au dessus de la ville, et des singes faisaient la tournée des terrasses de resto des fois qu'il y aurait quelque chose à chiper !
Arnaud s'est mis en quête d'écrans retransmettant les matchs de la coupe du monde de football, et il en a trouvé !!
Le voyage de Mc Leod Ganj pour Delhi où nous attendait notre avion pour Pékin détient notre palme d'or en matière de promiscuité ? aventure ? comment appeler ça ? vétusté ? parmi les voyages qu'on a pu faire depuis Octobre.
On ne parle pas du bus qui a été pris dans les embouteillages quotidiens de Mc Leod Ganj sur les routes de montagne (et on vous a déjà parlé de la façon de conduire des chauffeurs de bus !), mais plutôt de voyage en train. Depuis plusieurs jours déjà, Arnaud voulait réserver dans une agence de voyage de la ville, mais Peggy s'entêtait à refuser lui objectant qu'il resterait bien des places si on les achetait directment au guichet de la gare comme on faisait habituellement et qu'ils seraient moins durs.
Ah ça c'est sûr ! Mais nous n'avons finalement pu obtenir que des billets en 3ème classe. C'est Arnaud qui faisait la tronche... Et il y avait de quoi, vous allez voir ! En 3ème classe, un billet ne correspond pas à un siège, donc à une personne, mais juste à la possibilité d'aller d'un endroit à un autre. Et les conditions de voyage étaient dingues !! Sur chaque banc qui normalement pourrait accueillir 4 adultes, on en dénombrait le double, plus les enfants sur les genoux. Ajouter à cela, du monde debout partout : entre les bancs, dans le couloir, sur les marche-pieds des wagons. Plus les bagages, plus les gens qui s'étaient allongés sous les bancs. Nous avons été chanceux car nous avons réussi à squatter un porte-bagages, planche entre les bancs et le plafond, eux aussi pris d'assaut par les voyageurs !! Le train est parti de Pathankot vers 18h et est arrivé à Delhi cers 6h du matin. Nous étions vraiment sous tension. Heureusement nous étions avec des gens gentils, comme souvent en Inde.
C'est vrai que sur le coup, ça n'était vraiment pas marrant, mais maintenant ça nous fait un sacré souvenir !!!
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