
Kissétikonvoipas par hasard au resto dans lequel on débarque en arrivant à Karakorum ? Céline et Caroline !
Ce sont deux Françaises voyageuses au long cours rencontrées début Avril à Darwin en Australie et accompagnées ici de leur copine Juliette. Non seulement on les retrouve mais elles nous proposent et on décide de les suivre dès le lendemain vers Ogyi Nuur ("nuur" signifiant lac en mongol) à une centaine de kilomètres au Nord de Karakorum.
Du coup, voilà sept Français qui débarquent avec leurs sacs à dos pour faire du camping sauvage au bord d'un immense lac quasiment désert (mis à part quelques yourtes et des passages de 4x4 et de vieux minibus russes) et qui espèrent que le chauffeur reviendra bien les chercher trois jours plus tard pour les ramener à Karakorum.
Un retour aux sources en quelque sorte : essayer de pêcher, faire du feu, se coucher avec le soleil, être réveillé par le bétail qui broute autour du campement, faire ses besoins derrière une touffe d'herbe, se laver dans le lac, ...
Certains ont loué des chevaux à une yourte voisine afin de galoper librement dans la steppe (et se coltiner de très méchants bleus à cause des selles mongoles !).
Nous autres nous sommes sentis apaisés par la nature environnante : respirer l'air pur, être bercés par le bruit des vagues, écouter le silence, le chant des oiseaux ou les cris des troupeaux de chevaux, de vaches, de moutons et de chèvres, voir les poissons nager à travers l'eau pure, s'envoler dans le coton des nuages, rêver, regarder les insectes dans leurs inlassables tâches, être entourés de vert à perte de vue, sentir les arômes des plantes sur lesquelles on marche, s'émerveiller des couchers du soleil...
On profite aussi de cette expédition pour tester notre matériel (filtre à eau, répulsif à moustiques, différents combustibles pour la popotte, chaleur des duvets...) avant LA randonnée que Mathilde et Michael ont imaginé et que nous prévoyons depuis des mois.
Plus les jeux "qui suis-je ?" et "ligretto".
Finalement, le conducteur est bien revenu nous chercher et il nous a même apporté des poissons qu'on a fait griller au feu de bois et de bouses séchées.
Sur le chemin entre Karakorum et le lac, nous avons fait une halte auprès de la stèle de Kultegin, haute de 3 mètres, portant des caractères runiques et qui est le plus ancien monument de l'époque turque (732 après J.C.). Nous avons aussi croisé sur le trajet un troupeau de chameaux, des vrais chameaux à deux bosses !
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