Le bus de Pékin à Erlian (ville-frontière côté chinois) était original puisque ce n'était pas des sièges mais des couchettes disposées sur trois rangées (sur la longueur du bus) de deux lits superposés. Ainsi, pendant nos douze heures de trajet de nuit, nous avons bien dormi malgré un méga orage bien pluvieux (cf article "idées en vrac sur Pékin") et les odeurs de cigarettes du chauffeur ou des autres passagers.
Après une journée autour de la frontière, nous avons pris un train de nuit à Zaming-Uüd jusqu'à Ulaan Baatar en traversant le désert de Gobi très poussiéreux. La cabine de quatre personnes avait un style ancien qui lui conférait un certain charme. En bout de wagon se trouvait un poêle à bois qui chauffait constamment de l'eau pouvant servir pour le thé ou pour cuire des pâtes chinoises par exemple. Qu'il est agréable de se laisser bercer par le "tatam-tatoum" d'un train !
A l'arrivée à Ulaan Baatar, on s'attendait à voir des vieux immeubles du genre blocs de béton à la soviétique mais finalement pas tant que ça car il y a aussi en périphérie des petites maisons en bois et des "gers" ( = "yourtes" en mongol, le mot "yourte" étant le nom turc que les français ont adopté). La ville est entourée de vertes collines où on peut voir paître du bétail. De plus, un franc ciel bleu accompagné d'un petit vent frais nous ont accueillis. Comme ça fait du bien après la pollution des villes indiennes et de Pékin (même si on se rend bien compte à certaines heures qu'Ulaan Baatar est bien polluée).
Nous qui sommes plutôt nature, ce voyage en train nous laissait présager que nous allions bien nous plaire en Mongolie. Mais c'était encore la ville et nous avions hâte, Mathilde, Michael et nous deux, de rejoindre les steppes. Donc nous nous sommes débrouillés pour rapidement terminer nos préparatifs pour pouvoir camper et filer à Karakorum.