
Ah bah ça faisait longtemps qu'on n'avait pas fait du bus comme ca !! Et ça ne nous avait pas manqué du tout ! En effet, départ de Waitomo à 12h30 et arrivée le lendemain matin à 07h00. Avec quelques vomis en prime de la part de Peggy. Pfff...
Donc première journée à Wellington consacrée au dodo.
Et deuxième journée, galère : on s'est fait viré de l'hôtel parce qu'on n'avait pas dit qu'on voulait rester plusieurs nuits, donc ils ont considéré qu'on partait (alors qu'on n'avait pas fait le check-out). Il faut le savoir, nous ne sommes plus en Amérique du Sud où c'était si facile de se loger. En Nouvelle-Zélande, il FAUT réserver ! Et surtout un week-end comme celui-là (car c'est sans doute différent en temps normal, hors saison, en Nouvelle-Zélande) : trois événements importants avaient lieu simultanément dans la capitale à savoir une course internationale cycliste féminin, une "grande" représentation de catch et un festival de théâtre. Et les spectateurs (aussi "variés" soient-ils) avaient eux réservés leurs lits depuis la St Glinglin.
Résultat juste après le petit déj' : scandale à la réception... et heureusement une aide de la part du manager qui a téléphoné partout pour nous trouver un autre hôtel ... sauf que tous les hôtels de la ville, du plus pourri au 5 étoiles, étaient tous pleins ! Tous jusqu'à une ou deux heures de route autour de Wellington. Evidemment plus aucune location de voiture ni de camping-car possible non plus. Et même si on avait loué une tente, le temps était tellement mauvais que c'était inimaginable de camper !
La région de Wellington se trouve au Sud de l'île du Nord, dans le détroit de Cook plus précisément, ce qui ouvre un passage constant au vent qui se fait un malin plaisir de décoiffer les passants (au minimum). Quand on y était, il y a eu des bourrasques de folie. Les pluies étaient fréquentes aussi.
Bref, direction l'office de tourisme, tout affolés... On avait besoin d'un abri quand même... Et là, la jeune femme qui nous a reçus nous a soumis une proposition : faire la fête toute la nuit ! Ha ha ha !
Finalement, nous avons eu de la chance, beaucoup de chance... Au moment de partir de l'hôtel pour on ne sait où, nous avons appris qu'il restait une chambre individuelle (lit pour 1 personne seule). Sans hésiter nous l'avons prise ! Comparée au trottoir c'était évidemment le grand luxe !
Et le lendemain matin, rebelote puisque les événements sportifs et culturels duraient tout le week-end. Et au moment de franchir la porte de l'hôtel, le réceptionniste nous a rappelé car il venait juste d'avoir une annulation pour une chambre du genre chic avec un grand lit ! Peut-être était-ce la chambre où avait dormi la Reine d'Angleterre il y a de très nombreuses années de cela lors de son premier voyage en Nouvelle-Zélande ? Enfin, de toutes façons, youpi, tant pis pour le prix, ça évitera à Arnaud de dormir une deuxième nuit par terre sur des couvertures et les sacs de couchage. En prime, nous avons eu une télé dans cette chambre et nous avons pu regarder le concert de U2 qui passait en exclusivité ce soir-là en Nouvelle-Zélande et qui nous a replongé en Juillet dernier quand nous étions allés les voir au Stade de France.
Mis à part ces quelques problèmes techniques gérés par notre bonne étoile, Wellington qui est la capitale du pays, nous a bien plu. On a trouvé réconfort au hasard d'une rue piétonne chez Sandrine la Bretonne qui a réveillé nos papilles avec ses crêpes et ses galettes, et nos oreilles en passant du Tri Yann à pleins tubes !
Au concert à Auckland on avait déjà rencontré une autre dame qui comme Sandrine s'était mariée avec un Kiwi (c'est le surnom que les Néo-Zélandais se donnent à eux-mêmes). Et ce ne sont pas les seules, nous avons croisé des étudiants et des expatriés français qui se plaisent bien en Nouvelle-Zélande.
Sans avoir la nostalgie du pays, c'est fou comme on peut être attaché à ses repères : sa langue, sa culture, ses habitudes, bref son pays quoi, même si en étant loin on en perçoit aussi les aspects négatifs.
A Wellington, nous étions tout fiers de visiter l'exposition "De Cézanne à Picasso" au musée Te Papa et l'expo d'Artus-Bertrand intitulée "La Terre vue du ciel". Cette dernière se trouvait en plein air (et il en avait avec le vent !) : une longue série de magnifiques photos en poster d'endroits de la Terre entière prises d'hélicoptère, et qui prend aussi du recul par rapport à l'influence de l'activité humaine sur notre planète.
Quant à la première expo, on a été un peu déçu en arrivant dans la salle. Un seul tableau de Cézanne et un seul de Picasso, plus d'autres peintres entre les deux : en fait, c'était une collection privée.
Mais le reste du musée était vraiment super génial. Le Te Papa donc, c'est son nom, est le musée national où on peut voir gratuitement toute la faune et la flore du pays, son histoire depuis les Maoris jusqu'à aujourd'hui en passant par les immigrants, une thématique sur la tectonique des plaques de la planète et leur influence en Nouvelle-Zélande (il y avait même une maison dans laquelle on entrait et où était simulé un tremblement de terre), et bien sûr de l'art. On y aurait bien passé encore une journée de plus tellement c'était bien ce musée !
Par contre Arnaud était dégoûté car il a appris qu'une section consacrée au "Seigneur des anneaux" sera ouverte... le mois prochain.
Sinon on avait appris que les studios du film cité deux lignes au dessus et ceux du film de "King-Kong" du même réalisateur étaient dans le coin. Mais il n'y a pas moyen de les visiter.
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